Arnold Schoenberg - Commune

Arnold Schönberg, atonal et atypique

L’édition des Écrits 1890-1951 d’Arnold Schönberg que proposent les éditions genevoises Contrechamps, alliées en l’espèce à la Philharmonie de Paris, est sans aucun doute appelée à renouveler l’image qu’on pouvait avoir du compositeur, fondateur du dodécaphonisme (qu’à le lire Jean-Sébastien Bach avait précédé en la matière). Moins que jamais le sévère constat de décès qu’avait dressé Pierre Boulez en 1952 – sur lequel il revint en partie dans les années 1970 –, le voyant « s’effacer » devant Anton Webern, n’est acceptable. Continuer de lire Arnold Schönberg, atonal et atypique

Arnold Schoenberg, un compositeur qui fait peur ?

À l’aube du XXe siècle deux compositeurs majeurs ouvrent de nouvelles voies à l’histoire de la musique : Stravinsky né en 1882, Schoenberg né en 1874. L’aura du premier de ces astres n’a jamais cessé d’irradier. Concerts, ballets, salles d’opéras jouent ses œuvres continûment. Le second ne cesse d’ inquiéter, de dérouter par des partitions dominées par une recherche raisonnée de l’atonalité. Le chroniqueur musical et l’amateur de concerts que je suis doit constater son goût pour le compositeur de l’Oiseau de feu (1910) et du Sacre du Printemps (1913),  et son peu d’appétence pour nombre de pages de Schoenberg, Sa discothèque en témoigne, quoi qu’il en coûte de l’avouer. Aussi le livre de Jérémie Bigorie est-il pour nous  l’occasion d’un examen de conscience esthétique. Continuer de lire Arnold Schoenberg, un compositeur qui fait peur ?