« Peur » de Dirk Kurbjuweit : autopsie de la misère allemande

Les hommes qui affichent le plus volontiers leurs grands principes, dirait un moraliste morose, sont aussi bien souvent les premiers à les renier. Plus férocement encore, Hegel n’hésite pas à écrire que la belle âme a une face de cadavre. À croire qu’il avait anticipé, deux siècles ou presque avant, sur la mentalité d’une certaine bourgeoisie allemande qui sous un vernis de bonne conscience dissimule, y compris et d’abord à elle-même, ses troubles et ses obsessions. Continuer de lire « Peur » de Dirk Kurbjuweit : autopsie de la misère allemande